Diabétique et peut-être bientôt maman, qui sait (?)

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Etats d’ame

5 avril 2014 | Posté par DiabMum dans Mon DID | Projet Mini Pépito

Il y a des jours, des périodes comme ça, on n’a envie de rien. On s’ennuie. C’est pas qu’on n’a rien sur notre planning. C’est juste que chaque chose, programmée ou pas, est juste un calvaire. Et on attend qu’une chose : que la journée passe pour enfin aller se coucher. Et la seule chose qu’on redoute, c’est qu’une autre journée comme celle qui vient de passer recommence.

C’est un peu mon cas en ce moment.

Est-ce que c’est parce que je suis vraiment hyper fatiguée ? C’est vrai que le déménagement a été assez difficile à gérer physiologiquement. Et même si ça fait une semaine qu’on vit presque normalement (on a même réussit à retrouver une vie sociale youpi!), le fait de ne pas dormir de la nuit (merci mes problèmes de dos) et d’être systématiquement réveillée le matin alors que je pourrais dormir (puisque je ne travaille pas), ne doit pas arranger les choses.

Est-ce que c’est parce que pendant 1 mois, j’ai pas du tout fait attention à mon #diabète et que mon corps me le fait ressentir maintenant? Il faut dire qu’au début du fameux déménagement-emménagement-qui-a-pris-1-mois, je n’ai pas arrêter de faire hypo sur hypo. Je faisait pourtant tout bien : glycémie, comptage de glucides et insuline mais avec des bolus moins importants puisque faire des cartons et porter des meubles ça consomme de l’énergie. Résultat, le première journée de cartons (qui avait fini sur les coups de minuit-1h du matin), j’ai fait des hypos dans la journée (normal).

Le soir vers 18h00 hypo (donc je me ressucre), glycémie ok
20h –>je me sens en hypo. Verdict : 0,61 g/dl. Je décide donc de me faire une super pizza de chez Domino’s que j’ai du mal à gérer d’habitude à cause du rebond 3 h après l’avoir mangée.
22h –> 0,46 g/dl. Je me ressucre.
23h30 –> je me sens encore en hypo. Et pourtant l’insuline que je m’étais injectée ne pouvais pas être en cause.

Sachant que j’étais déjà en hypo systématiquement avant le déménagement, c’est à peu près à ce moment là que j’ai jeté l’éponge du suivi.

Et donc malgré la motivation d’avoir le fameux « feu vert », ça fait exactement 1 mois et demi que je fais mes glycémies plus pour le principe que pour faire un vrai suivi. Ça fait même 3 jours que je ne les fait plus avant le petit déjeuner.

Et je zappe de faire mon insuline. Là, c’est une vraie question de flemme. Ou pas. Mais dans tous les cas, faire de l’insuline ça veut dire compter. Et compter, j’ai pas envie. L’image ci-dessous représente assez ce que compter signifie pour moi en ce moment.

Permalien de l'image intégrée

Je sais, c’est mal. Mais je suis loin d’être parfaite. Et ça, ça fait longtemps que je l’ai accepté.

Et puis de toute façon, même si je surveillais ma glycémie normalement en ce moment, ça ressemblerait assez à ce que je fais, à savoir une le matin et une le soir au coucher vu que je mange à peu près toutes les heures et demie.

Je mange comme une « boulimique ». C’est-à-dire que je mange, je mange et.. je mange. Je ne vais pas jusqu’à me faire vomir hein. Toujours, je n’arrive pas à m’arrêter. Si bien que le soir, quand je vais me coucher après m’être descendu mon repas à vitesse grand V, des biscuits digestive, un mini saucisson apéritif et un sachet complet (format familial) de crackers apéritifs, je me sens grasse, mal dans ma peau. Normal.

Et comme je fais un bolus au hasard, je suis soit en hyper, soit en hypo. Et ça m’énerve. Ça m’énerve d’être en hypo parce qu’il faut que je mange plus. Ça m’énerve d’être en hyper parce que je me suis rendue compte que ça me rendait grognon et de très mauvaise humeur.

J’ai lu un article sur le net qui dit que le fait de manger ou de penser à ne pas manger permettait d’occuper l’esprit des choses auxquelles on ne veut pas penser. Et c’est là que j’ai eu une illumination. Effectivement, je ne veux pas penser.

Je ne veux pas penser qu’après avoir repris mes études à 25 ans, je suis toujours sans travail. Je ne veux pas penser que je pensais qu’à cet âge j’aurais déjà un emploi à temps complet avec un enfant bientôt en route. Je ne veux pas penser qu’à 27 ans, je n’ai toujours pas d’enfant. Je ne veux pas penser qu’à ce même âge je doive faire un choix entre être mère et trouver du travail.

Parce que le problème est là : comment prendre un emploi en CDI pour dire à son patron quelques mois seulement après que tu es enceinte? Où comment avoir un emploi à temps complet en CDI après avoir eu un enfant? Ce qui voudrait dire commencer sa carrière à 30 ans? Et puis parlons sérieusement, je ne veux pas devenir PDG non plus, hein. Mais juste avoir un poste normal dans le web. Ou même en marketing s’ils ne veulent pas de moi dans le web.

Et puis, j’ai bien pensé au fait que je pourrais valoriser mon temps en tant que maman auprès d’un employeur. Mais si je m’engage dans des causes qui me tiennent à cœur, ça sera forcément dans le diabète. Et là, comment valoriser une expérience web sur le diabète sans être discriminée?

Alors voilà, je pense que toutes ces questions sont les raisons de ma fatigue. De mon humeur. De mon manque de motivation. Pour le travail. Pour MiniPepito aussi je crois.

Alors c’est sûr, il y a des choses plus graves dans le monde. Des gens qui vivent des choses plus difficiles. Mais je crois aussi et surtout qu’on en a tous à un moment donné et tous le droit d’en avoir : des états d’âme.

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